Hilde De Decker
/ silver leafed
A la galerie Marzee Hilde De Decker était jusqu’à présent plutot connu comme creatrice de bijoux.

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Sur le plan du contenu elle continue dans un sens identique. Ou plutôt deux en somme. Puisque Hilde De Decker explore depuis quelques années deux thèmes : la feminité et le familial. Il y a un an elle proposait une ré-édition des ustensils de ménage, faites en argent pur ou argentés. Des objets de tous les jours comme des maniques ou des ouvres-boïtes. Maintenant elle opte pour des objets décoratifs et des bibelots, comme représentants d’un monde intérieur ou rien se passe et qui est le domaine de la femme, la gardienne du faux semblant.
D’un côté Hilde De Decker ridiculise ce culte de l’intérieur taciturne, de l’autre côté elle donne à la femme un rôle, une responsabilité plus importante.
Parmi tous ces objets, se trouvent quelques gaufres en argent massif pour souligner que tout ce travail est fait avec amour et énergie. Comme une invitation au respect.
Regardant tous ces signes de servitude béate, de bourgeoisie sournoise, il nous est difficile de ne pas nous poser la question : mais quand cette bombe va-t-elle exploser ? Mais l’explosion ne se déclanche pas. Ou pas encore.

Seulement les gaufres sont fausses ( toque)

L’installation de la bijoutière flamande Hilde De Decker est impressionante et un vrai régal à voire. Elle a fait coudre un ensemble de 60 mètres carrés composés de petites tapisseries flamandes et puis elle a accroché cette tapisserie composée au paroie d’un espace qui mesure pas moins de 7 mètres de hauteur, du sol au plafond.
Par la forme de la stucture cachée où la tapisserie est soigneusement méticuleusement drapée autour, l’installation rappelle les cheminées gigantesques qu’on trouve dans les châteaux.
Cette cheminée décorative à la flamande (décoré d’assiettes, de cruches, de bibelots et autre vaisselle argentée) démontre d’une manière exemplaire que ce n’est pas par hasard qu’on considère Hilde De Decker comme l’enfant terrible de la bijouterie flamande. Elle nous impose son point de vue sur l’histoire des arts décoratifs flamands, tout en mettant à l’épreuve notre perception des choses.
Elle joue le jeu du vrai et du faux d’une manière inimitable : “Seulement les gauffres sont fausses” déclarait-elle d’une manière trés décidé aux interessés. Ce qui est vrai d’ailleurs : les gauffres sont coulées en argent massif, tandis que toute la vaisselle en céramique est vrai - acheté sur des marchés publics ou des magasins et patiné avec une fine couche de lustre, puis mise au four et polie. De cette manière elle réalise des formes qu’on peut normalement pas produire en argent - une expérience assez perturbante pour la spectateur. Les tapisseries sont aussi vraies, tissés à l’ordinateur, Made in Belgium. Dry Clean Only, des loques pour les touristes.
“Je voulais faire quelque chose de grandiose” déclarait Hilde De Decker. Elle l’a réussi.
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